Economie, Innovation et Science-Fiction, il n'y a qu'un pas.
In: Economie|Innovation
29 oct 2011
Rapide mise au point sur une technologie très porteuse et dont les récentes avancées laissent présager de nombreuses applications concrètes: Les exosquelettes motorisés.
Petit rappel préalable, il ne faut pas confondre L’exosquelette et le Mecha ou autres variantes. On se rappelle tous, en effet du « AMP suit » (pour « Mitsubishi MK-6 Amplified Mobility Platform » lien ) du film Avatar, celui du « méchant » Colonel Miles Quaritch
. Il ne s’agit pas d’un exosquelette, mais bien d’un Mécha (vidéo d’exemple de Mecha existants). Le Mecha a toujours était très présent en science-fiction, que ce soit star-wars (avec les AT-AT, par exemple) ou encore dans Matrix Revolutions (APUs) et même, bien avant avec Jules Verne dans la « Maison à vapeur ». Un Mécha est piloté, c’est donc un véhicule robotisé soit humanoïde soit anthropomorphe.
Un exosquelette motorisé, en revanche, améliore l’utilisateur en se superposant à ses mouvements et en l’appuyant à l’aide d’outils d’interface immersive. L’exosquelette motorisé, comme tant d’autres inventions humaines et très largement inspiré des exosquelettes biologique (ou squelette externe) des insectes, mollusques ou autres animals à carapace. Le concept a été repris pour la première fois par la science-fiction par Robert A. Heinlein dans le roman »Étoiles, garde-à-vous ! » (1959, Starship Troopers), adapté au cinéma sous le titre Starship Troopers par Paul Verhoeven en 1997. Le concept a été largement repris depuis. En littérature avec, par exemple, le roman de William Gibson publié en 1988, ‘Mona Lisa s’éclate’ (titre original : Mona Lisa Overdrive), en Bande dessinées avec, évidemment, Iron Man, ou encore dans les jeux vidéos comme Metal Gear Solid et Fallout. Maintenant que les bases sont posées, voyons où en est la technologie dans l’appropriation de ce concept.
Décidément tous (chercheurs, professionnels, entreprises,…) semblent se comporter comme si l’avènement d’une IA (intelligence artificielle) supérieure était inévitable et, surtout, forcement bénéfique pour l’humanité.
Que ce soit V.I.K.I (dans I-robot) , Skynet menaçant et impétoyable dans Terminator ou encore Le techno-centre dans Hypérions les exemples d’IA supérieures sont nombreux en SF (littérature et films confondus).
Mais finalement les choses ont souvent tendance à mal tourner. Petit florilège, donc, des tendances et idées du moments en matière d’IA, de programmes prédictifs et autre skynet en devenir.
Avec cet article je travaille mes fondamentaux, l’étude des ouvrages d’anticipation et de SF ainsi que des cultures qui y sont liées comme outils de prospection, de veille stratégique et technologique. Et pour ce faire arrêtons nous quelques minutes sur cet objet qui, pour beaucoup d’entre nous, est devenu indispensable et qu’on nomme Smartphone.
En y regardant de plus près, cet objet nous fournit un service de quasi télépathie (sms, téléphonie, visiophonie, …) et un accès quasi-complet à la connaissance humaine (c’est-à-dire à Internet, mais on pourrait aussi parler d’Infosphére, de Cyberespace ou encore de Matrice, vous trouverez ici une petite histoire du cyberespace), sans parler d’une multitude d’autres outils liés à la connaissance ou la communication avec nos semblables (GPS, RFID, NFC,…).
En extrapolant cette notion de « Smartphone » et en lecteur attentif (voir acharné) de SF on ne peut pas passer à côté du fait que cet objet à était mainte fois pensé, décrit et abordé sous de multiples angles dans ces ouvrages. Evidemment, ils sont rarement complètement identiques à notre smartphone, ils sont souvent bien plus puissants et surtout l‘interface homme-machine est bien supérieure à ce que l’on connait aujourd’hui. Mais étudier ces « objets imaginaires » c’est probablement augmenter sa capacité à anticiper correctement les futures évolutions de nos Smartphones.
In: Science-fiction
8 sept 2011Je suis un fidèle lecteur du site BoingBoing, qui est pour moi une référence en matière de technologie, de science, de Sf et de culture numérique en général. D’ailleurs un des Blogueurs de ce site n’est autre que Cory Doctorow, auteur que je porte ô combien dans mon estime et notamment pour le roman « Dans la dèche au royaume enchanté » (oui je lui consacrerai un article complet, promis..). Mais aujourd’hui c’est de l’auteur William Gibson dont il est question. Gibson que l’on peut qualifier de père du Cyber-punk avec l’œuvre majeure (un grand classique SF) «Neuromancien».
BoingBoing a réussi a obtenir de cet auteur une interview exclusif en date du 1er septembre. Celui-ci parle de son dernier roman «Zero history» mais pas seulement. Je vous parlerai de ce roman lorsque je l’aurais lu (pas encore traduit en français) mais Doctorow le qualifie déjà de nouveau chef-d’œuvre de la SF et, probablement, comme le meilleur roman de Gibson, c’est pour dire. Apparemment Gibson y décrit parfaitement notre société et l’aspect Futuriste de notre présent. C’est finalement un peu ce que je cherche à montrer avec ce blog, notre présent se construit, explicitement ou non, autour de rêves (ou cauchemars) futuristes (voir l’article « vous lisez trop de science-fiction »). Comme si les utopies ou dystopies déjà imaginées avaient une influence sur la construction de nos sociétés, de nos comportements et de nos technologies.
A défaut de pouvoir vous parler plus longuement de ce roman, j’ai décidé de traduire certains passages de l’interview de Gibson. Ne soyez pas trop exigeant, cet exercice de traduction est pour moi une première, j’ai donc surtout cherché à extraire l’essentiel et mettre en avant les passages ou William Gibson nous glisse des liens et des pistes de réflexion intéressantes (les bilingues pourront, évidemment, lire directement l’interview mené par Mark Frauenfelder pour BoingBoing ici).
In: Economie|Innovation
25 août 2011Rapide tour d’horizon d’un phénomène de plus en plus concret « l’économie des néo-artisans ». L’article le plus complet à ce sujet est sûrement celui du site Owni dont la lecture est vivement recommandée. Il décrit surtout le phénomène des fablab ayant émergé de la culture du hack, du DIY et de l’intelligence collective. Il décrit aussi certaines avancées technologiques accompagnant cette tendance comme l’imprimante 3D entre autre.
Bien que je fasse moi même partie d’un fablab (Labx) et que l’envie d’écrire dessus soit grande, je vais limiter l’éparpillement et garder ce sujet des Fablab, hacklab et hackerspaces pour un prochaine article.
Concentrons nous, donc, sur la production dite isolée (qui ne l’est pas tant que cela en fait) correspondant à des individus qui, grâce à Internet, aux sites dédiés (instructables.com par exemple) et évidement leurs talents, vont accéder aux connaissances, matières premières (ou fournitures) et ressources leur permettant de faire leurs propres réalisations mais aussi et surtout de gérer l’ensemble des processus (conception, modélisation, design, marketing, distribution, … ) avec une efficacité qui était, jusque là, réservée aux entreprises ayant atteint une certaine taille.
Juste un blog de réflexions sur des sujets économiques, technologiques, stratégiques et sur l'innovation. L'angle de vue est simple: La Science-fiction et les cultures qui en ont émergées sont à la base d'un grand nombre d'innovations et sont des sources d'inspiration potentiels pour de nombreux secteurs et métiers.